Mardi 7 octobre 2008
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19:27
Il y a de cela une quinzaine de jours, la crise n'était pas encore à la une de tous les journaux, et un ami (Vincent pour ne pas le
nommer) m'invitait à lire un article revenant sur un reportage fait sur O.Besancenot diffusé en Juin 2006. Voici le lien :
cliquer ici
Je lisais l'article et je lui tenais cette réponse :
" La vraie question qu'on peut se poser c'est : quel est le but du journaliste ?
Toi si tu étais journaliste, ton but ce serait d'informer les gens, de susciter la réflexion, d'amener le débat, d'enquêter pour dénoncer des faits ou des actes (bon pour la dernière solution avec ce sujet ça va être difficile).
En réalité le but de cette journaliste c'est de faire de l'audimat. On parle de france 2, pas d'arte ! La perversion d'envoyé spécial c'est d'avoir, soit disant, une exigence d'information. Mais aussi d'audimat, il faut garder les téléspectateurs devant l'écran ! Donc la solution ; passer de temps en temps, des reportages de qualité et bien construit, clair et là les journalistes ont fait leur travail. Mais aussi intercaler des reportages sans intérêt, ou reportage léger (la fête du chocolat de Maubeuge, le monde de la pizza ou encore les nouvelles tendances gastronomique, ou bien un reportage sur un pipole ou un chanteur qui monte. Tu remarqueras que les sujets "légers" parlent souvent de bouffe, on est en France quand même !).
Je ne suis donc pas surprise par ce protrait de Besancenot. visiblement la journaliste n'a pas fait son travail : elle part de sa représentation toute personnelle du personnage pour réaliser le portrait. Exercice qui me paraît très périlleux, justement à cause des représentations que l'on a déjà sur la personne-sujet.
Peut-être la journaliste a t elle été prise à son propre jeu ? Elle se dit : chouette, on va faire un reportage sur Besancenot, ce faux populo produit marketing de l'extrême gauche et on va le démontrer. Sauf que pendant les 2 semaines, tenue exemplaire du bonhomme et pas un seul argument pas une seule preuve qui va dans le sens initialement défini ! m... 2 solutions : soit la journaliste part de ses a priori et les démonte étant donné ce qu'elle observe ; sont elle fait ce qu"elle a fait c'est à dire de la m...., et de la manipulation d'information.
Au final, elle a repris ce que pas mal de bobos parisiens et d'ailleurs pensent de Besancenot. Je t'avoue que je n'ai pas une haute opinion du personnage, comme on dit je le sens pas réglo, il joue toujours sur le coté populo, comme s'il en était la représentation unique, le modèle : mais même chez les prolos y a de la diversité !
Et puis tu peux pas être autant médiatisé et en dehors des circuits je n'y crois pas. Il est certes facteur, mais pour moi il cotoie pas les mêmes gens que toi et moi. Je ne sais pas comment il fait pour ne pas devenir schizo; je n'ai aucune preuve qu'il fréquente les salons parisiens mais je n'en serai pas étonnée. D'ailleurs tu connais bcp de directeurs d'édition mariés avec un facteur, un employé de bureau, un responsable de rayon chez auchan, "dans la vraie vie" ?
Non. Parce que ça n'existe pas ou que très exceptionnellement. Mon opinion : Besancenot c'est un faux prolo. Il est facteur certes, mais il a un capital culturel et relationnel énorme.
Tu vas me dire "tu rejoins l'avis de la journaliste !" oui c'est vrai. Sauf que mon métier ce n'est pas journaliste, ,et j'attends toujours justement un journaliste sérieux, qui m'éclairerait sur Besancenot. Car pour l'instant, soit les journalistes sont hyper complaisants en le prennant pour un gentil-jeune-qui-est-révolté comme tous les jeunes, soit on a ce genre de reportage."
Qui nous éclairera vraiment sur le personnage ?
Et voilà que la crise arrive, et là, on peut imaginer Besancenot surfer sur la vague (ou sur le creux économique, devrait-on dire). Cliquer ici.
Quelle tentation ! Comment ne pas être en colère contre un système réservé aux initiés, sortis tout droit des écoles de commerce à 15 000 Euros l'année ?
L'oligarchie moderne se situe là, dans ces structures opaques que sont les places boursières.
Comment ne pas être tenté par un discours de circonstance contre le véritable pouvoir, celui de la finance ? Pourquoi est-ce encore à nous, les contribuables de payer ? Pourquoi nationalise-t-on lorsque les établissements sont en faillite, et privatise-t-on lorsque ces derniers générent des bénéfices ?
Voilà autant d'interrogations, de colères qui vont pousser pas mal de monde à rejoindre O.Besancenot. Et pendant ce temps, que fait le PS ?
Des motions, pas de proposition et encore moins d'actions.
Les barons de la gauche caviar trembleraient-ils pour leurs intérêts personnels et autres actions ?
Mais non, rassurez vous, la nouvelle politique est là, et vous avez même le choix : Olivier ou Ségolène.
cliquer ici
Je lisais l'article et je lui tenais cette réponse :
" La vraie question qu'on peut se poser c'est : quel est le but du journaliste ?
Toi si tu étais journaliste, ton but ce serait d'informer les gens, de susciter la réflexion, d'amener le débat, d'enquêter pour dénoncer des faits ou des actes (bon pour la dernière solution avec ce sujet ça va être difficile).
En réalité le but de cette journaliste c'est de faire de l'audimat. On parle de france 2, pas d'arte ! La perversion d'envoyé spécial c'est d'avoir, soit disant, une exigence d'information. Mais aussi d'audimat, il faut garder les téléspectateurs devant l'écran ! Donc la solution ; passer de temps en temps, des reportages de qualité et bien construit, clair et là les journalistes ont fait leur travail. Mais aussi intercaler des reportages sans intérêt, ou reportage léger (la fête du chocolat de Maubeuge, le monde de la pizza ou encore les nouvelles tendances gastronomique, ou bien un reportage sur un pipole ou un chanteur qui monte. Tu remarqueras que les sujets "légers" parlent souvent de bouffe, on est en France quand même !).
Je ne suis donc pas surprise par ce protrait de Besancenot. visiblement la journaliste n'a pas fait son travail : elle part de sa représentation toute personnelle du personnage pour réaliser le portrait. Exercice qui me paraît très périlleux, justement à cause des représentations que l'on a déjà sur la personne-sujet.
Peut-être la journaliste a t elle été prise à son propre jeu ? Elle se dit : chouette, on va faire un reportage sur Besancenot, ce faux populo produit marketing de l'extrême gauche et on va le démontrer. Sauf que pendant les 2 semaines, tenue exemplaire du bonhomme et pas un seul argument pas une seule preuve qui va dans le sens initialement défini ! m... 2 solutions : soit la journaliste part de ses a priori et les démonte étant donné ce qu'elle observe ; sont elle fait ce qu"elle a fait c'est à dire de la m...., et de la manipulation d'information.
Au final, elle a repris ce que pas mal de bobos parisiens et d'ailleurs pensent de Besancenot. Je t'avoue que je n'ai pas une haute opinion du personnage, comme on dit je le sens pas réglo, il joue toujours sur le coté populo, comme s'il en était la représentation unique, le modèle : mais même chez les prolos y a de la diversité !
Et puis tu peux pas être autant médiatisé et en dehors des circuits je n'y crois pas. Il est certes facteur, mais pour moi il cotoie pas les mêmes gens que toi et moi. Je ne sais pas comment il fait pour ne pas devenir schizo; je n'ai aucune preuve qu'il fréquente les salons parisiens mais je n'en serai pas étonnée. D'ailleurs tu connais bcp de directeurs d'édition mariés avec un facteur, un employé de bureau, un responsable de rayon chez auchan, "dans la vraie vie" ?
Non. Parce que ça n'existe pas ou que très exceptionnellement. Mon opinion : Besancenot c'est un faux prolo. Il est facteur certes, mais il a un capital culturel et relationnel énorme.
Tu vas me dire "tu rejoins l'avis de la journaliste !" oui c'est vrai. Sauf que mon métier ce n'est pas journaliste, ,et j'attends toujours justement un journaliste sérieux, qui m'éclairerait sur Besancenot. Car pour l'instant, soit les journalistes sont hyper complaisants en le prennant pour un gentil-jeune-qui-est-révolté comme tous les jeunes, soit on a ce genre de reportage."
Qui nous éclairera vraiment sur le personnage ?
Et voilà que la crise arrive, et là, on peut imaginer Besancenot surfer sur la vague (ou sur le creux économique, devrait-on dire). Cliquer ici.
Quelle tentation ! Comment ne pas être en colère contre un système réservé aux initiés, sortis tout droit des écoles de commerce à 15 000 Euros l'année ?
L'oligarchie moderne se situe là, dans ces structures opaques que sont les places boursières.
Comment ne pas être tenté par un discours de circonstance contre le véritable pouvoir, celui de la finance ? Pourquoi est-ce encore à nous, les contribuables de payer ? Pourquoi nationalise-t-on lorsque les établissements sont en faillite, et privatise-t-on lorsque ces derniers générent des bénéfices ?
Voilà autant d'interrogations, de colères qui vont pousser pas mal de monde à rejoindre O.Besancenot. Et pendant ce temps, que fait le PS ?
Des motions, pas de proposition et encore moins d'actions.
Les barons de la gauche caviar trembleraient-ils pour leurs intérêts personnels et autres actions ?
Mais non, rassurez vous, la nouvelle politique est là, et vous avez même le choix : Olivier ou Ségolène.